Aller au contenu. | Aller à la navigation

Outils personnels
Sections
Vous êtes ici : Accueil SNGC IdF Réunions reunion SNGC-IDF du 20 octobre 2003

reunion SNGC-IDF du 20 octobre 2003

page précédente

 

SECTION FRANCILIENNE DU S.N.G.C.

 

COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU LUNDI 20 OCTOBRE 2003

 

Etaient présents :

Corinne ATTAR-CHICHE, Brigitte ATTIACH, Philippe BABADJIAN, Laure BODENAN, Linda BENATTAR, Anne BUSSONE Laurence CHAHBENDERIAN, Pierre-François CHOLLET, Magali GUICHARDON, Olivier JEANJEAN, Nicole GUINOISEAU Muriel KLAHR-ELFASSI, Anne KONRAT, Jean-Claude MALBEC, Hélène PITTI-FERRANDI, Serge REINGEWIRTZ

Excusés : Jean-LUC LATOUCHE

 

Invité : François PIETTE

 

Ordre du jour

 

1)     Médecins chargés d'expertise pour l'APA

 

On peut distinguer deux situations : une 1ère évaluation médico-sociale de la personne âgée pour déterminer le GIR dans le cadre de l'obtention de l'APA et le cas d'une deuxième expertise en cas de demande de recours par la famille ou la personne concernée.

Parmi les présents, certains font des évaluations en étant médecin salarié du Conseil général, d'autres en ayant répondu aux annonces dans le bulletin du Conseil de l'Ordre départemental, d'autres encore ont fait acte de candidature auprès du Conseil de l'Ordre départemental. Celui-ci transmet alors leurs coordonnées à la DASES qui les contacte. Les tarifs de ces évaluations à domicile sont d'environ 80 euros sous forme d'honoraires. Il peut exister un grand retard des paiements ( dans certains cas deux ans ) et une mauvaise régulation des demandes conduisant à un nombre très important de dossiers à traiter en urgence, ce qui est impossible à satisfaire.

Philippe Babadjian signale que ces d'évaluations peuvent être faites en établissement sanitaire après une convention passée avec le Conseil général.

On peut cependant constater des modes de fonctionnement très disparates selon les départements (équipe APA rattachée à chaque CLIC dans le 78), une insuffisance de médecins dans les conseils généraux (la montée en charge des dossiers d'APA étant explosive), et une tarification nettement inférieure à celle d'une expertise psychiatrique (qui est de l'ordre de 205 euros).

Une action pour revaloriser le tarif des évaluations et obtenir leur paiement dans un délai acceptable doit être menée.

 

2)     Titre et spécialité :

 

François Piette expose l'état actuel de la gériatrie dans le champ des réformes des études médicales.

A partir de 2005 le concours de l'internat sera supprimé et remplacé en fin de 2ème cycle par un examen classant pour lequel il conviendra d'avoir la moyenne pour être interne et exercer la médecine. En cas d'échec il sera néanmoins possible de s'orienter dans d'autres voies touchant au domaine médical (journalisme par ex).

Ainsi tout futur médecin sera interne et choisira obligatoirement un des DES (diplômes d'études spécialisées) proposés parmi lesquels figurera la médecine générale devenant alors une spécialité à part entière. Les DESC (diplômes d'études spécialisés complémentaires) sont choisis après l'obtention d'un DES et sont divisés en 2 groupes : groupe 1 : non qualifiant, groupe 2 : qualifiant c'est à dire donnant la possibilité d'une reconnaissance comme spécialité, avec la possibilité d'un exercice libéral en temps que spécialiste. Les négociations actuelles entre le Ministère et la Société de gériatrie seraient de faire de la gériatrie une discipline relevant d'un DESC de type 2, comme les urgentistes. Il faudrait d'abord obtenir un DES (par ex de cardiologie) puis un DESC de gériatrie pour être gériatre et renoncer alors à la spécialité de cardiologie.

Les possibilités les plus optimistes ne permettraient de former que 50 gériatres par an en France avec l'unique voie du DESC. Ceci ne permettra pas de répondre aux besoins hospitaliers en gériatrie, actuellement très largement compensés par la formation par la capacité. (en 2003, 200 postes au concours de PH de gériatrie pourvus par 10 DESC et 190 capacitaires).

Maintenir une formation post universitaire qualifiante pour la gériatrie est donc nécessaire.

Quid de la reconnaissance comme spécialiste gériatre des gériatres formés par cette voie là ? D'autant que de nettes réticences ordinales existent concernant la reconnaissance de la seule capacité de gériatrie comme qualifiante.

La situation reste pour l'instant très floue : les médecins généralistes seront-ils des spécialistes, les gériatres seront-ils scindés en deux groupes avec certains ayant la spécialité par le DESC et les autres non reconnus comme gériatres?

 

Nos objectifs en revanche sont clairs: la gériatrie doit être une spécialité à part entière avec son identité et un collège professionnel suffisamment garni .Il faut ainsi prévoir une double formation qualifiante (DESC2 + formation post-universitaire). Ceci permettra de pourvoir les postes de gériatres dans les secteurs sanitaire et médico-social par d'authentiques médecins gériatres, ayant les compétences requises pour soigner la population âgée. 

 

3)Problèmes divers

 

1) Canicule et plaintes des familles

Après un tour de table, on peut noter que quelques plaintes de famille ont été déposées après la canicule, pour insuffisance de soins dans les établissements. Certaines réflexions hospitalières lors de l'arrivée aux urgences ont même été incitatives. Dans certains cas les motifs des familles sont simplement financiers pour ne pas payer l'institution.

 

2) Responsabilité du médecin coordonnateur

La situation du MC reste inconfortable, notamment dans ses relations avec les médecins libéraux qu'il est censé conseiller, s'exposant aux reproches de ne pas l'avoir fait et présente certains risques. Récemment un médecin a été condamné pour avoir gardé dans son établissement, non fermé, un dément fugueur, ayant eu, lors d'une fugue, un accident de la voie publique. Il faut être prudent. Un écrit de la famille admettant ce type de prises de risque ne protège pas d'une condamnation pour faute. Celle-ci peut être atténuée si les mesures de protection (secteur protégé, bracelet anti-fugue) ont été prises. Le problème concerne les résidents sous tutelle. D'un autre côté, les directions s'immiscent parfois dans les soins et reprochent ce qu'elles jugent être un acharnement thérapeutique dans l'accompagnement des très âgés.

Comment le médecin va-il continuer à avoir la capacité de prendre soin en raison des contraintes légalistes et de l'agressivité montante des familles?

 

3)Projet de décret du médecin coordonnateur

Une réunion de concertation au ministère est prévue avec Fabienne Dubuisson en novembre 2004 avec présence d'un membre du SNGCIDF. Le texte actuel présente des lacunes et demeure vague. La position du MC n'est pas clairement définie vis-à -vis du pouvoir administratif et vis-à -vis des médecins libéraux. Sa mission de service publique n'y apparaît pas.

 

-Prochaine réunion de bureau (concernant le bureau élu et les délégués départementaux) :

 

Lundi 1er décembre à 19 h à la Fondation de Rothschild (bureau de Serge Reingewirtz).

 

 

 

La prochaine réunion est prévue le lundi 12 janvier 2004 à partir de 19 heures 45

 

à la Fondation de Rothschild, entrée 80 rue de Picpus, Paris 12ème

 

 

page précédente